Couleuvre à échelons (La)

Zamenis scalaris (Schinz, 1822)

Ordre : Squamata Famille : Colubridae Genre : Zamenis
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  • 258
    observations

  • 8
    communes

  • 60
    observateurs

  • Première observation
    1959

  • Dernière observation
    2022
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Informations espèce

La Couleuvre à échelons est un serpent d'aspect assez massif, atteignant environ 1,20 m de longueur totale à l’âge adulte mais pouvant très exceptionnellement approcher voire dépasser 1,50 m (record connu pour l'espèce : 1,57 m sur l'île de Port Cros, dans le Var). Les grands individus - dont le poids avoisine 2 kg - sont peu souvent observés et la plupart des contacts avec cette espèce concernent des animaux d'1 m environ. Les nouveaux-nés, à l'éclosion, ne mesurent que 20 cm à 30 cm (l'espèce est ovipare).

Comme chez d’autres couleuvres d'Occitanie (Couleuvre verte-et-jaune Hierophis viridiflavus et Couleuvre d’Esculape Zamenis longissimus), la robe des jeunes individus est très différente de celle des adultes : de l'éclosion jusqu’à une taille de 40 cm environ, l’ornementation est hyper-contrastée et associe une teinte de fond très pâle (ivoire, beige, gris clair voire blanchâtre) à des motifs noirs. Le dos porte une série de taches noires grossièrement rectangulaires, épaisses et peu ou pas jointives. Les flancs sont maculés de taches noires éparses et on observe par ailleurs un bandeau noir oblique en arrière de l’œil et une "larme" noire très épaisse à l’aplomb de ce dernier. Progressivement, au cours de la croissance, la teinte de fond de la robe vire au brun-beige et les taches du dos se font moins foncées mais plus jointives. Elles tendent alors à former une répétition longitudinale et ininterrompue de la lettre "H", autrement dit : le motif « en échelle » qui a donné son nom à l’espèce. En outre, la bande oblique en arrière de l’œil s'estompe et la "larme" noire devient plus étroite et moins contrastée. Lorsque la taille approche le mètre, les barres transversales ("les barreaux de l'échelle") disparaissent et il ne subsiste finalement plus, chez les adultes, que deux lignes dorsales noirâtres, sur un fond uniformément brun. Les motifs foncés de la tête sont alors très effacés.

Cette couleuvre présente des écailles dorsales particulièrement lisses, plus ou moins luisantes selon l'incidence de la lumière. L'écaillure céphalique, assez singulière, est caractérisée par la présence d'une écaille rostrale remarquablement proéminente, fortement insérée entre les écailles internasales. Ce trait anatomique, facilement observable, permet quasiment à lui seul d'identifier l'espèce -dans le contexte hexagonal ou occitan- et de la distinguer aisément de deux autres couleuvres avec lesquelles elle est parfois confondue : sa congénère la Couleuvre d'Esculape (Zamenis longissimus) (qui revêt parfois une robe lignée) et, surtout, la Coronelle girondine (Coronella girondica) (individus à robe très contrastée, jeunes notamment, présentant vaguement un motif dorsal "en échelle").
Cette couleuvre fréquente une gamme de milieux assez étendue, toujours très ensoleillés mais pouvant être relativement humides : berges d'étangs littoraux ou de cours d'eau, garrigues, bords de cultures (vignobles, vergers...), lisières de bois et de bosquets, ruines, talus de voies ferrées, friches variées... Elle fréquente très souvent -comme la plupart des reptiles méditerranéens- les murets de pierres sèches qui bordent généralement les parcelles cultivées ou pâturées. Elle y cohabite régulièrement avec la Couleuvre de Montpellier (<i>Malpolon monspessulanus</i>) et la Coronelle girondine (<i>Coronella girondica</i>).<br> La Couleuvre à échelons est une prédatrice plutôt spécialisée, qui consomme quasi-exclusivement des petits mammifères (jusqu'à des rats adultes ou de jeunes Lapins de garenne) et très secondairement des oiseaux (surtout des nichées et des œufs d'espèces établissant leur nid au sol ou à faible hauteur, dans des endroits facilement accessibles pour elle : "clapas", cabanons en pierres etc.).
Il s'agit d'une espèce strictement européenne, à répartition mondiale très réduite, qui n'occupe que trois pays du bassin méditerranéen occidental : Espagne (dont l'île de Minorque, aux Baléares), Portugal et France (extrême sud seulement, îles d'Hyères incluses mais Corse exclue). Sa présence semble anecdotique en Italie (environs de Vintimille, tout près de la frontière française).<br><br> En France, elle ne se rencontre que dans les départements qui bordent la mer Méditerranée et s'avère encore plus étroitement liée au climat méditerranéen que la Couleuvre de Montpellier (<i>Malpolon monspessulanus</i>). En Occitanie, sa répartition est comparable à celle de <i>M. monspessulanus</i> et limitée à l'ex- région Languedoc-Roussillon mais, étant plus exigeante qu'elle en termes de chaleur et d'ensoleillement, elle colonise plus faiblement les reliefs et n'est pas observée sur le bassin versant méditerranéen du département de la Lozère (où la Couleuvre de Montpellier, elle, est bien présente). C'est une espèce très majoritairement contactée à basse altitude dans notre région (près de 90% des observations sont situées en-dessous de 300 m), qui atteint 1056 m dans les Pyrénées-Orientales (en Réserve Naturelle de Nohèdes) mais ne dépasse pas 700 m dans l'Aude, l'Hérault et le Gard. Ces valeurs sont inférieures de 300 m environ aux altitudes maximales atteintes par <i>M. monspessulanus</i> sur le territoire régional (1060 m dans le massif Central et 1320 m dans les Pyrénées).
Coluber bilineatus Schintz, 1833 | Coluber elaphis Shaw, 1802 | Coluber hermannii Lesson, 1841 | Coluber quater radiatus Gmelin, 1799 | Coluber scalaris Schintz, 1822 | Elaphe scalaris (Schinz, 1822) | Rhinechis agassizii Michahelles in Wagler, 1833 | Rhinechis scalaris (Schinz, 1822) | Xenodon michahelles Schlegel, 1837 |

Observations par classes d'altitudes

Observations mensuelles