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- 46 observations
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6
communes -
18
observateurs -
Première observation
1985 -
Dernière observation
2021
| Titre | Auteur | ||
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| Découverte du Lézard ocellé et confirmation de l’existence du Seps strié dans les Petites Pyrénées | Pottier 2005 | ||
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Description :
Le Lézard ocellé Lacerta lepida a été découvert dans deux sites distincts des Petites Pyrénées (départements de la Haute-Garonne et de l’Ariège), chaînon calcaire de la vallée de la Garonne où il n’avait jamais été signalé auparavant. Situées environ 50 km à l’ouest des populations connues les plus proches, établies rive droite de la vallée de l’Ariège, les populations découvertes sont manifeste-ment isolées et leur statut conservatoire apparaît critique. L’existence du Seps strié Chalcides striatus est par ailleurs confirmée dans cette même zone (département de la Haute-Garonne) par une observation dans les Petites Pyrénées au sens strict (rive droite de la Garonne) où existaient des soupçons de présence, et par deux observations dans les Petites Pyrénées au sens large (rive gauche de la Garonne)où une seule observation (inédite) avait jusque-là été effectuée. Date : 2020-08-19 |
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| Redécouverte du Seps strié dans le département du Tarn et orientations de recherche dans le sud-ouest de la France | Sorin, Barthe, Delmas, Pottier, Cochard et Weber 2014 | ||
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Description :
Le Seps strié Chalcides striatus a récemment été observé dans le département du Tarn (région midi-Pyrénées), où il n’existait jusqu’à présent qu’une seule mention remontant au 19e siècle. Les localités d’observation sont décrites et les perspectives offertes par cette redécouverte sont exposées. Date : 2020-08-19 |
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| Confirmation de l’existence du Seps strié dans le Gers et synthèse de la connaissance sur le piémont des Pyrénées. | Barthe et Pottier 2005 | ||
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Description :
Le Seps strié Chalcides striatus a été observé dans le département du Gers, où il n’avait pas été signalé depuis le XIXe siècle, et dans de nouvelles localités des Petites Pyrénées, dans le départementde la Haute-Garonne. Ces observations dessinent une carte de la répartition française du Seps strié très différente de celle qui était auparavant proposée, avec une importante pénétration de l’espèce à l’ouest sur le piémont des Pyrénées centrales françaises. Date : 2019-04-09 |
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Adam Benjamin
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Arnassant Stéphan
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Bernard Cyrielle
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Bizet Jacqueline
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Chabanier Oriane
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Crebassa Jason
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Defos Du Rau Pierre
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Dusoulier François
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Elise Leblanc
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Gendre Thomas
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Geniez Fanfan
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Geniez Philippe
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Kayser Yves
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Lebraud Christian
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Roux Alexandre
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Sabran Cyrille
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Triboulin Lionel
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Vollot Benjamin
Informations espèce
À première vue, ce saurien peut être pris pour un Orvet fragile (Anguis fragilis), avec son corps long et mince aux écailles lisses et une tête de la même largeur que le cou. Mais, en y regardant de plus près, on peut apercevoir deux petites paires de pattes tridactyles qui ne laissent aucun doute quant à son identification. De petite taille, il ne dépasse que très rarement les 40 cm de longueur. Son corps, avec une robe allant du gris blanchâtre au marron foncé, est strié d’une douzaine de lignes longitudinales sombres et régulières. Elles vont du cou à la queue, sur le dos et les flancs, et sont plus ou moins visibles selon les individus. Son ventre est de couleur uniforme blanchâtre à nacrée et présente plusieurs rangées d’écailles. Les écailles céphaliques sont plus grandes que celles du reste du corps et sont généralement bordées de noir.
Ce petit lézard serpentiforme affectionne les habitats xériques tels que les pelouses et les landes sèches, avec des cortèges de végétaux méditerranéens (Genêt scorpion, lavandes, Leuzée conifère, Stéhéline douteuse...). Il est à rechercher dans les milieux herbacés assez denses dans lesquels il se déplace avec une extrême rapidité et agilité (il semble "nager" tel un poisson dans les herbes), souvent au voisinage d'une touffe protectrice de ligneux bas (bruyère, ronce ...). Le Seps strié hiverne durant à peu près six mois, généralement d’octobre/novembre à mars/avril, et se nourrit d’insectes divers et variés, d’arachnides et de myriapodes. La femelle de cette espèce ovovivipare (= "vivipare") donne naissance à 5 à 10 jeunes en moyenne, au cours du mois d’août.
L’aire de répartition du Seps strié, qualifiable d’"ibéro-occitane", s’étend à la quasi-totalité de la Péninsule Ibérique, au sud de la France et à l’extrême nord-ouest de l’Italie.<br>
En France, ce scincidé occupe majoritairement les départements qui bordent la mer Méditerranée
mais il tend à s’éloigner du domaine climatique méditerranéen dans le sud des Alpes (Alpes-de-Haute-Provence et Drôme) et dans l’est du Massif central (Ardèche). Il pénètre même franchement le domaine atlantique dans le Sud-Ouest, où il existe des observations plus ou moins localisées en régions Nouvelle-Aquitaine et ex-Midi-Pyrénées, correspondant souvent à des redécouvertes récentes. En effet, dans bien des cas, ces observations contemporaines succèdent à de très longues périodes (parfois plus d’un siècle) durant lesquelles l’espèce est restée inobservée par les naturalistes locaux après avoir été pourtant signalée par un ou plusieurs auteurs dans le passé. C’est notamment le cas en ex-Midi-Pyrénées, dans les départements du Gers et du Tarn, où Chalande mentionnait son existence à Seissan (sud d’Auch) et Rabastens (entre Albi et Toulouse) à la fin du 19ème siècle (en 1888, précisément) et où il aura fallu attendre le début du 21ème siècle pour disposer de nouvelles observations ! C'est également au début du 21ème siècle que cette espèce extrêmement discrète a été découverte en Haute-Garonne (département où elle n'avait jamais été signalée). Aujourd'hui, on peut distinguer 7 principaux secteurs de présence en Occitanie :<br>
-Les zones sous influence climatique méditerranéenne de l'ex-région Languedoc-Roussillon, où cette espèce présente une répartition assez continue.<br>
-Quelques coteaux du Lauragais.<br>
-Les coteaux du nord-est de l'Ariège (environs de Mirepoix etc.).<br>
-les collines rocheuses du Plantaurel et des Petites Pyrénées (Ariège et Haute-Garonne), entre les vallées de la Garonne et de l'Ariège.<br>
-Les Petites Pyrénées en rive gauche de la vallée de la Garonne (Haute-Garonne : environs d'Aurignac etc.).<br>
-Les coteaux de l'Astarac (Gers), de la vallée de la Gimone à la vallée du Sousson (NB : dans ce même département du Gers, l'espèce existe probablement plus à l'ouest, dans les environs de Montesquiou, d'où provient un specimen conservé dans une collection ancienne).<br>
-Le débouché des gorges de l'Aveyron, dans le Tarn (environs de Penne).<br><br>
En ex-Midi-Pyrénées, l'espèce ne semble présente qu'au sein d'une entité climatique particulière, nommée le "climat du Bassin du Sud-Ouest", correspondant <i>grosso modo</i> à la plaine centrale et à ses marges. Ainsi, diverses zones pourtant fréquentées par des espèces à profil biogéographique comparable (Lézard ocellé, Lézard catalan, Coronelle girondine), mais situées au-delà de cette entité, paraissent inoccupées par le Seps strié : causses du Quercy, Grands Causses, rougiers aveyronnais etc. Des recherches restent à mener dans le nord du Tarn-et-Garonne et dans une grosse moitié ouest du Tarn, où existent de nombreuses zones favorables (coteaux secs, petits causses isolés ...). L’extrême sud du Lot ("serres" du Quercy Blanc) est également à cibler et, plus au sud, la répartition de l’espèce reste bien sûr à préciser dans le Gers et le nord de la Haute-Garonne, où tous les milieux à affinités sub-méditerranéennes plus ou moins marquées doivent faire l’objet d’une attention particulière.
Chalcides chalcides auct. non (Linnaeus, 1758)
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Chalcides chalcides striatus
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Chalcides lineatus (Leuckart, 1828)
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Seps lineatus Leuckart, 1828
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Zygnis striata Cuvier, 1829
Vidéo(s) (1)
Étude seps strié Gers
Auteur: Des Racines et des Ailes