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  • 842
    observations

  • 8
    communes

  • 153
    observateurs

  • Première observation
    1973

  • Dernière observation
    2022
- Accm - Adam Benjamin - Alric Nicolas - Arnassant Stephan - Arnassant Stéphan - Augustyniak Michel - Barataud Julien - Bastélica Fiona - Baudouin Simon - Bergue Emilie - Bertrand Justine - Bessède Philippe - Bizet Daniel - Bouhours Alice - Boyd De Jong - Briot Philomin - Buissart Julien - Burst Francis - Canal Bénédicte - Chabanier Oriane - Chantal - Charpin Magali - Chemin Stéphane - Chevalier Françoise - Cheylan Marc - Cluchier Alexandre - Cogard Collectif - Colin Philippe - Colombo Raphaël - Corail Marc - Cramm Patrice - Crebassa Jason - Crochet Pierre-andré - Dallard Roland - Daniël Rochtus - Ria Ysenbaardt - Defos Du Rau Pierre - Defos Du Rau Pierre;rufray Vincent - Demay Jérémie - Desprez Jean-marin - Dubois Lydie - Dubois Pascal - Dubuisson Candice - Durret Cassandra - Duval Gilles - Elise Leblanc - Escot Florian - Fizesan Alain - Fluhr Julie - Fraysse Marion - Fred Scholte - Frenoux Jean-marie - Février Jérémie - Gardien Stéphane - Gasperini Annie - Gendre Thomas - Geniez Fanfan - Geniez Michel - Geniez Philippe - Giacomo Clément - Gilbert Olivier - Guenescheau Yvon - Guillaume Claude-pierre - Guille Kevin - Guillosson Jean-yves - Guillosson Tristan - Haffner Patrick - Hentz Jean-laurent - Hertaux Gilles - Hugo Langezaal - Huguet Eliott - Inconnu - Ivaldi Florian - Jacquet Karine - Jalabert Jérémy - Jens Broeckx - Josse Neeft - Jourdain Thibault - Jullian Rémi - Jullien Frantz - Jérémie Demay - Kernel Bertrand - Kulesza Vincent - Lavergne François - Lavie David - Le Briquir Steve - Leblanc Elise - Leblanc Olivier - Leborne Florian - Lebraud Christian - Lebraud Christian;tixier Danielle - Lefèbvre Mallaury - Lemarchand Clément - Lionel Pirsoul - Loiret François - Lux Thomas - Luzy Lionel - Lyet Arnaud - Léglise François - Marc Mangelschots - Marger Jean-paul - Marianne Vk - Mark Beekhof - Martorell Karline - Massuyes Christophe - Monchaux Geoffrey - Monod Régine - Muysht - Méric Jean-denis - Mézier Justine - Normas - Perrin William - Philipon Claire - Picotin Gérard - Pirsoul Lionel - Ponthieux Yann - Précigout Laurent - Rafton Thibault - Rancilhac Loïs - Remy Bérenger - Reyné Michel - Robin Drenth - Rondeau Alexis - Rouveyrol Paul - Roux Alexandre - Rozec Xavier - Rufray Xavier - Russo J. - Rémi Jullian - Sabran Cyrille - Sala André - Sauvaget Thibaut - Sauve Romain - Scher Olivier - Seguin Chantal - Stein Stephane - Surmont Hélène - Thibault Rafton - Thirion Jean-marc - Tillo Stéphan - Tiné Rémi - Tolmos Gilbert - Touchet Marie Hélène - Tovar Romain - Trouillas Jean-pierre - Tzvetan Gwladys-maï - Uriot Quentin - Veyrunes Frédéric - Vilar Cyril - Vollot Benjamin - Walsh John - Warner Reinink - Wroza Stanislas

Informations espèce

Le Lézard des murailles n'est autre que le petit "lézard gris" bien connu de tout le monde, car il est à peu près omniprésent en France et généralement très commun (cf "Répartition"), y compris au voisinage immédiat des habitations (jardins, terrasses, murs). C'est une espèce de taille modeste à l'âge adulte, dont le corps mesure de 5 cm à 7 cm max. (souvent autour de 5 cm ou 6 cm). La queue fait à peu près le double, soit une longueur totale de 15 cm à 20 cm environ. Les nouveaux-nés, très petits, mesurent environ 6 cm queue comprise.

La robe, foncée sur les flancs et plus claire sur le dos, présente un assemblage de crème, de brun, de noir et de blanc (en proportions très variables selon les individus et les populations). On note deux lignes dorso-latérales claires qui se poursuivent souvent sur l'arrière du crâne (continues ou en pointillés) ainsi qu'un bandeau brun foncé ou noirâtre sur les flancs généralement maculé de taches claires (dont une, plus contrastée, se détache fortement au-dessus de l'insertion du bras sur fond noirâtre, formant une sorte d'ocelle isolé). Les femelles portent généralement une ligne ventro-latérale claire souvent assez floue et, chez elles, on observe régulièrement une ligne vertébrale foncée (continue ou discontinue : véritable ligne ou succession de tirets voire de points). La queue, lorsqu'elle n'est pas régénérée, porte un assemblage de taches à peu près identique sur chaque anneau (crème/noir/brun), ce qui lui confère au final une ornementation "séquencée" (répétition d'un même motif). On rencontre parfois des individus porteurs d'une teinte verte peu vive sur certaines zones du dos et des flancs (mâles, typiquement). Le dimorphisme sexuel est plutôt accusé : les mâles sont plus massifs que les femelles et leur crâne est plus volumineux. En outre, leur robe est fortement tachetée, avec des contrastes affirmés (sur les flancs et sur le dos), tandis que celle des femelles est en règle générale à tendance lignée, peu ou pas tachetée ("en règle générale", cf. galerie de photos). On note aussi une forte différence en ce qui concerne la coloration ventrale : elle est invariablement blanchâtre chez les femelles, alors qu'elle peut être rouge-orangé, jaune ou blanche chez les mâles. Ces derniers, par ailleurs, exhibent souvent des écailles ventrales externes bleu vif, voire -plus rarement- quelques petites taches bleues sur les flancs.

Soulignons que le Lézard des murailles ressemble fortement au Lézard catalan (Podarcis liolepis), qu'il côtoie dans plusieurs secteurs d'Occitanie. La distinction entre ces deux espèces pose traditionnellement problème à de nombreux observateurs, auxquels nous conseillons de prendre des photos qui seront examinées par des herpétologistes expérimentés (via l'option "Média" de Géonature Occitanie par exemple). Les confusions avec les Lézards des Pyrénées (genre Iberolacerta, voir les pages de ces espèces) sont également assez fréquentes, l'aspect général des femelles (surtout) de P. muralis étant parfois relativement proche. Attention donc : tout lézard observé à haute altitude dans les Pyrénées n'est pas nécessairement un "Lézard des Pyrénées", loin de là (cf. "Répartition"). Lorsque c'est possible, un examen attentif de l'écaillure rostrale peut permettre de lever le doute : chez les Iberolacerta, l'écaille rostrale est en contact plus ou moins large avec l'écaille internasale, alors que ce n'est pas le cas chez Podarcis muralis (chez qui les écailles nasales sont en contact, ce qui "déconnecte" la rostrale de l'internasale).

Insistons sur le fait qu'il s'agit d'une espèce d'aspect très variable (cf. galerie de photos), ayant donné lieu à la description d'une kyrielle de sous-espèces (certains auteurs en reconnaissaient 18 au début des années 1960 !). Beaucoup ont été invalidées depuis, mais de récentes investigations génétiques tendent à indiquer qu'il existe bel et bien plusieurs lignées évolutives distinctes au sein de cette espèce, appelant des travaux complémentaires qui auront probablement diverses conséquences systématiques et taxonomiques.
Ce lézard est une espèce extrêmement adaptable qu'on rencontre dans une multitude de milieux, anthropisés ou non. N'importe quel endroit suffisamment ensoleillé, bien doté en proies (invertébrés variés) et correctement pourvu en refuges lui convient. Il apprécie particulièrement les substrats rocheux et leurs substituts anthropiques (béton, brique, gravats...) mais colonise également des habitats dépourvus de toute surface rocheuse, qu'ils soient secs ou humides : boisements clairiérés (y compris ripisylves inondables), haies bocagères etc., où il évolue alors préférentiellement sur des surfaces dégagées, sèches et fermes (troncs, terre nue, déchets anthropiques divers...). On le rencontre même au beau milieu de certains marais et tourbières où, très souvent, il passera pour un Lézard vivipare (<i>Zootoca vivipara</i>) aux yeux d'observateurs peu... regardants. Toutefois, cette remarquable plasticité écologique vaut surtout pour les secteurs de basse altitude (en-dessous de 1000 m / 1500 m dirons-nous), car l'espèce se fait nettement plus spécialisée en moyenne et haute montagne. Au-dessus de 1500 m ou 2000 m, le Lézard des murailles ne se rencontre plus que dans certains habitats particulièrement drainés et ensoleillés (éboulis et cordons morainiques bien exposés, crêtes fissurées, ruines, digues de barrages etc.) où, localement, il cohabite avec <i>Iberolacerta bonnali</i>, <i>I. aranica</i> ou <i>I. aurelioi</i>.
C'est une espèce européenne à tendance méridionale, qui se rencontre du nord de l'Espagne au nord-ouest de la Turquie à travers tous les pays du nord de la Méditerranée. Il atteint sa limite septentrionale en Belgique et ne colonise aucun autre pays d'Europe du nord (il est déjà très localisé en Allemagne). Ce lézard est extrêmement répandu en France, mais il tend toutefois à se raréfier dès le nord du Bassin parisien. Il est donc plutôt localisé en région Hauts-de-France. En Occitanie, il est à peu près omniprésent sur l'ensemble du territoire, en plaine comme en montagne. Dans les Pyrénées, il atteint très localement l'altitude record de 2853 m en contexte anthropisé (observatoire du pic du Midi de Bigorre, Hautes-Pyrénées) et de 2630 m en contexte non-anthropisé (Pointe Encorbade de Bassiès, Ariège). Dans le Massif central, l'altitude maximale connue est de 1567 m, en contexte anthropisé également (sommet du Mont Aigoual, soit une localité tout de même très froide en théorie). Notons que le Lézard catalan (<i>Podarcis liolepis</i>) le remplace largement dans certaine zones soumises à un climat méditerranéen marqué (tendance thermo-méditerranéenne), telles que les plaines littorales des Pyrénées-Orientales et de l'Aude.
Lacerta brongniardii Daudin, 1802 | Lacerta incerta Terentjev, 1923 | Lacerta lateralis Merrem, 1820 | Lacerta maculata Daudin, 1802 | Lacerta merremia Risso, 1827 | Lacerta muralis (Laurenti, 1768) | Lacerta muralis occidentalis Knoepffler & Sochurek in Sochurek, 1956 | Lacerta muralis var. oyensis Blanchard, 1891 | Podarcis muralis brongniardii (Daudin, 1802) | Podarcis muralis merremia (Risso, 1827) | Podarcis muralis muralis (Laurenti, 1768) | Podarcis muralis occidentalis Knoepffler & Sochurek in Sochurek, 1956 | Podarcis muralis oyensis (Blanchard, 1891) | Seps muralis Laurenti, 1768

Observations par classes d'altitudes

Observations mensuelles