Trachémyde écrite

Trachemys scripta (Schoepff, 1792)

Ordre : Chelonii Famille : Emydidae Sous-Famille : Deirochelyinae Genre : Trachemys
Chargement...

  • 156
    observations

  • 8
    communes

  • 41
    observateurs

  • Première observation
    2002

  • Dernière observation
    2022
- Arnassant Stéphan - Bep Van Pelt-verkuil - Bernier Christophe - Bertrand Justine - Burst Francis - Couronne Marine - Daycard Didier - Di Natale Bertrand - Faucher Mickaël - Fizesan Alain - Florian Larnaudie - Gabant Pauline - Gaillard Stéphane - Gendre Thomas - Goetz Marie - Inconnu - Ivaldi Florian - Jorigné Bastien - Lavergne François - Leblanc Olivier - Lemarchand Clément - Lopes D'andrade Marilyne - Luzy Lionel - Monchaux Geoffrey - Pirsoul Lionel - Ponthieux Yann - Priol Pauline - Précigout Laurent - Rouschmeyer Laurent - Sabran Cyrille - Scher Olivier - Soldi Olivier - Spada Frédéric - Sénégas Jean-baptiste - Tiné Rémi - Trouillas Jean-pierre - Tzvetan Gwladys-maï - Vezin Clément - Vila Jean-pierre - Vollot Benjamin

Informations espèce

En France, c'est principalement la sous-espèce Trachemys scripta elegans (Trachémyde écrite à tempes rouges ou Tortue dite "de Floride") qui a été importée par les commerçants animaliers, des années 1970 à la fin des années 1990 (l'interdiction définitive d'importation n'a été promulguée qu'en 1997) à raison de 400 000 juvéniles en moyenne par an. Ce sont donc, au final, plusieurs millions de ces tortues qui ont été relâchées un peu partout dans la nature, une fois devenues adultes et trop encombrantes (dans le meilleur des cas serait-on tenté de dire, puisque beaucoup sont mortes quelques mois après leur achat, faute de soins appropriés) *.

Cette tortue (la sous-espèce T. s. elegans, donc), qui atteint une taille conséquente (carapace dorsale ou "dossière" mesurant jusqu'à 28 cm) est facilement identifiable à la tache rouge allongée qu'elle présente en arrière de l'œil, tache associée à des stries jaunes qui parcourent le crâne et le cou. Les pattes sont également ornées de stries jaunes et la dossière présente divers motifs complexes sur fond verdâtre, motifs ayant tendance à s'effacer avec l'âge en même temps que la teinte générale de l'animal s'assombrit.

Cette ornementation très caractéristique permet d'éviter toute confusion entre la Tortue "de Floride" et nos deux tortues aquatiques autochtones (la Cistude d'Europe et l'Émyde lépreuse) (voir les pages consacrées à ces espèces) mais, malheureusement, des sous-espèces autres que T. s. elegans ont également été importées (T. s. scripta et T. s. troostii notamment), qui ne possèdent pas cette tache rouge caractéristique et peuvent induire en erreur des observateurs peu attentifs (cf. galerie de photos). Par ailleurs, quelques autres espèces du genre Trachemys ont aussi été proposées à la vente, de même que divers autres genres de tortues palustres exotiques (citons, entre autres, la fameuse Chélydre serpentine Chelydra serpentina, en voie de naturalisation en France). En conclusion, l'identification des tortues aquatiques observées dans la nature requiert une certaine vigilance, car la situation est bien plus complexe qu'on ne pourrait l'imaginer.

* de nos jours, il existe des centres de récupération agréés de ces tortues, dont on trouve facilement les coordonnées sur le net ("Le Refuge des Tortues" près de Bessières, par exemple).

La Tortue "de Floride" s'observe dans une très grande diversité d'habitats aquatiques, avec une nette préférence pour les eaux stagnantes ou faiblement courantes : étangs variés (y compris ceux des jardins publics urbains), mares, retenues collinaires, bassins d'orage autoroutiers, canaux, fossés, bras morts, ruisseaux lents, sections lentes des fleuves et des rivières etc.
L'aire de répartition originelle de la Tortue "de Floride" dépasse de loin les limites de l'État de Floride (d'où les guillemets) puisqu'elle s'étend de l'Illinois (lac Michigan, au nord) jusqu'au Mississipi (au sud). Nul besoin, donc, d'être expert en biogéographie pour constater que cet animal présentait une belle pré-adaptation au climat français, que ceux qui l'ont importé durant des décennies ne pouvaient pas ignorer. Il en va de même pour des dizaines d'autres espèces animales et végétales, qui continuent à être vendues en animaleries et jardineries.<br><br> En France, cette tortue se rencontre désormais un peu partout et l'Occitanie ne fait pas exception, avec des populations naturalisées (reproduction avérée) aux quatre coins de la région ou presque. Elle se raréfie cependant rapidement avec l'altitude et s'avère quasi-exclusivement présente en-dessous de 300 m, à l'étage planitiaire.
Testudo scripta Schoepff, 1792 |

Observations par classes d'altitudes

Observations mensuelles